Shivaratri

J’éprouve une affection particulière avec la divinité Shiva. Shiva est le Dieu de la destruction pour mieux reconstruire. Il détruit le mal, l’illusion et l’ignorance. C’est la première divinité que j’ai connu. Mon professeur de sanskrit, Carmon Coutinho était un fidèle de Shiva. Il terminait souvent ses phrases par : »Om namah Shivaya! »
Aujourd’hui, c’est la grande nuit de la Shivaratri. Une nuit rendant hommage à Shiva. Lors de mon périple en Inde, j’ai découvert la force de Shiva sur les bords du Gange, le grand fleuve sacré de l’Inde dédié à la purification de l’Âme,sous la protection du Dieu Shiva. Ma première rencontre auprès du Gange: « Mother Ganga » est un moment très marquant pour moi. Autant que je voulais voir ce grand Fleuve, autant, il me faisait peur. Qu’allais-je voir? Comment vais-je me sentir si près? Je l’ai donc observé de loin. Il y avait tous ces sadhûs récitant Shiva, complètement en transe. Savez-vous comment cela peut-être dépaysant et impressionnant à vivre? Ayaye! Lorsque mes pieds ont franchi la dernière marche menant au Gange, j’ai senti un grand frisson parcourir mon corps. Une boule de feu a envahi mon ventre. Comme un film passant rapidement, j’ai vu défilé les images de ce que j’avais à travailler de toute urgence en moi pour me déconditionner et revenir à ma propre Lumière. Ça fessait comme on dit! Je venais de rencontrer Shiva. J’ai éclaté en sanglot!
Lorsque nous cheminons dans le but de se transformer, nous traversons inévitablement des duels intérieurs. Shiva m’aidait à garder le focus sur la transformation. Lorsque je n’avais pas la force, je récitais Shiva. Ce fut un des premiers mantras que j’ai appris à l’harmonium. Mon père spirituel, Carmon Coutinho, le jouait à chaque méditation. Il fut naturel pour moi, lorsque j’ai reçu mon instrument, que ce fut le premier chant que j’ai fait. C’était ancré en moi. Ce fut aussi, le dernier mantra que j’ai récité avec lui avant son grand départ.
Saviez-vous que mon album « Benediction » est le grand mantra dédié à Shiva : le Tryambakam dans sa forme Shivaïste donc la formule longue. Inspiré encore par mon guide spirituel Carmon Coutinho, il le récitait dans la forme très traditionnelle. Ma version est inspiré par la naissance de mon fils Calîam. La paternité est une forme de destruction pour mieux reconstruire. Un enfant est un grand Maître nous guidant dans un travail personnel très intense car il est quotidien, constant, en tout temps,en tout lieu et sous toutes les conditions. Il n’y a jamais de pause.

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